Les Instruments

L’ensemble des instruments que l’on appelle bateria, est généralement composé de trois berimbaus, un atabaque, un pandeiro, un agogô. Mais le berimbau est de loin l’instrument principal de la Capoeira.

Berimbau

 Berimbau : ce nom masculin, signifiant guimbarde en portugais, désigne un instrument de musique en forme d’arc, à une seule corde, dont la caisse de résonnance est une calebasse. Sa taille est d’environ 1m40.

Certains disent qu’il est le plus vieil instrument du monde. L’arc musical est l’ancêtre de nombreux instruments à cordes comme la harpe, la kora –en Afrique Noire-, la lyre, la cithare, le violon, la guitare ou encore le violoncelle.

Le berimbau est un élément essentiel dans la Capoeira.  Sans berimbau, pas de Capoeira : on ne joue pas sans la musique de cet instrument. Il insuffle la vie au jeu, lui donne un rythme, une âme.  Le berimbau  a aussi quelque chose de magique voire de mystique. On est comme attiré par sa sonorité. C’est l’appel du jeu. Il n’est pas rare d’avoir des frissons lorsqu’un grand maître de Capoeira et virtuose du berimbau commence à en jouer ou à chanter, ou encore lorsque le chœur lui répond d’une seule voix.

Berimbau

Berimbau

Pandeiro

Tambourin, petit tambour de bois, de trente à quarante centimètres de diamètre. Son cadre est recouvert d’une fine peau d’animal ou d’une membrane en nylon. Considéré comme un instrument de percussion complet, il offre des timbres graves, médiums et aigus. Les cymbalettes, au nombre de cinq, disposées sur le bord de l’instrument, permettent d’introduire un son supplémentaire. Le pandeiro  peut être considéré comme le chœur de la musique de Capoeira : son rythme accompagne celui du berimbau tout en le soulignant. D’origine orientale, les Portugais l’utilisaient dès le Moyen-Age lors de cérémonies religieuses et l’importèrent au Brésil.

Pandeiro

Pandeiro

Atabaque

Il s’agit d’un instrument oriental très ancien (terme d’origine arabe), connu en Afrique, mais sans doute importé au Brésil par les Portugais qui l’utilisaient dans les processions religieuses. Haut tambour à peau (généralement de bovin), de forme conique, ressemblant à une conga. Entièrement fait en bois (de jacaranda de préférence), à la manière d’un tonneau, sa taille est comprise entre 80 et 120 centimètres. Le cuir est tendu par des cordes que l’on peut resserrer pour accorder l’instrument.

Atabaque

Atabaque

Agogô

C’est une petite percussion métallique à deux branches, chacune terminée par une cloche en acier. Traditionnellement utilisé avec une baguette de métal, le choix d’une baguette en bois permet d’en atténuer le son.

Agogô

Agogô

Reco-reco

Morceau de bois strié, généralement du bambou (mais aussi éventuellement en métal), de cinquante centimètres maximum, que l’on frotte avec une baguette (baqueta) de bois ou de métal. Son nom provient du son, tout à la fois intrigant, monotone et festif, qu’il produit. En français, il porte le joli nom de râpe à musique.

Reco-reco

Reco-reco

Chants

Les chants sont également très important dans la roda. Ainsi, c’est un des capoeiristes qui est au berimbau  qui va chanter un chant ; on l’appelle le soliste ; et tous les autres capoeiristes qui forment la roda vont lui répondre en chœur. Il existe différents types de chants. La ladainha, pour commencer la roda, raconte une histoire. Elle parle généralement des souffrances endurées par les noirs pendant l’esclavage, des héros de l’histoire des noirs, des capoeiristes légendaires qui ont marqué leur époque. La ladainha (appelée quadra dans la Capoeira Régionale)est ensuite suivie par les corridos qui sont eux de simples animations rituelles ; les paroles sont des images du quotidien. Ils sont rapides et stimulent le jeu. Les mêmes paroles sont souvent répétées pendant longtemps.

Les paroles des chants de Capoeira peuvent faire référence à de nombreuses choses. Elles peuvent faire référence à l’histoire de la Capoeira, à celle de certains capoeiristes, elles peuvent également parler de ce qui est en train de se dérouler dans la roda ou encore demander ce que l’on souhaite qu’il se passe à l’intérieur de celle-ci. C’est pourquoi le Capoeiriste,  va au fil des années apprendre la langue portugaise au travers des chants.

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